Frédérique Ries


Sacs plastiques : fin programmée en France d’ici la fin de l’année

04/11/2016

La nouvelle est tombée par décret le 31 mars : les caissiers hexagonaux ne distribueront plus de sacs en plastique à partir du 1er juillet. Seuls les sacs compostables et biosourcés – c’est-à-dire d’origine végétale – seront autorisés.

Quatre mois après que la Commission a dévoilé un paquet sur l’économie circulaire aux objectifs plutôt modestes, la France marque la mesure et annonce la fin des sacs plastiques à usage unique.
Mais la vraie révolution n’interviendra qu’à partir de janvier 2017, lorsque cette interdiction sera étendue à tous les emballages alimentaires et à tous les commerces. Autre aspect non négligeable : la mesure participerait à la création de 3 000 emplois directs et indirects.

En avril 2015, le Parlement européen avait réussi à négocier la facturation des sacs aux clients et leur réduction en nombre par deux d’ici 2018 et par cinq à l’horizon 2025. Paris prend ses responsabilités et montre ici l’exemple en se fixant des objectifs plus ambitieux que ceux imposés par l’UE.

Les Européens consomment chaque année 100 milliards de ces sacs plastiques à usage unique, dont la plupart sont ensuite jetés et se retrouvent dans la nature où ils mettent 450 ans à se décomposer. C’est une véritable menace pour l’environnement, mais aussi pour les animaux qui s’empêtrent dedans ou les ingèrent. Leur entrée dans la chaîne alimentaire par ce biais en fait également un sujet de santé publique.

Le Belgique se situe plutôt parmi les bons élèves avec 97 sacs utilisés par personne et par an, contre 200 en moyenne en Europe. Elle est pourtant loin derrière le Danemark et la Finlande avec quatre sacs seulement.

« Ceux qui ont vu des reportages sur ce que les scientifiques et les navigateurs appellent le “7e continent” – cette gigantesque plaque de déchets plastiques grande comme cent fois la Belgique qui flotte sur l’océan Pacifique – ne peuvent qu’être d’accord avec l’interdiction des sacs plastiques annoncée récemment par la France », a réagi Frédérique Ries. « Cette mesure est d’autant plus bienvenue qu’à l’heure où l’Europe se met à l’économie circulaire, elle réussit le mariage de l’écologie et de l’économie. C’est un geste fort qui montre la voie aux autres États de l’Union européenne. »

Contact:

Patrice Audibert
Assistant parlementaire de Frédérique Ries
02.284.75.49