Frédérique Ries







Taxe danoise sur les graisses saturées: une fausse bonne idée

10/03/2011

COMMUNIQUE DE PRESSE

Taxe danoise sur les graisses saturées: une fausse bonne idée. Pourtant les idées ne manquent pas pour promouvoir les produits bons pour la santé.

Le Danemark qui s’est déjà fait remarquer ces dernières années en étant le premier pays au monde à interdire la présence d’acides gras trans dans les produits alimentaires destinés à la consommation humaine, récidive aujourd’hui avec cette taxe globale sur les graisses saturées.

Pour la députée libérale, Frédérique Ries, première rapporteure du Parlement européen en février 2007 sur le sujet de la lutte contre l’obésité, c’est une fausse bonne idée.

Une bonne idée parce que cela met en haut de l’actualité le sujet des graisses alimentaires peu bénéfiques pour la santé. Une bonne idée encore parce que cela a le mérite de constituer une « piqûre de rappel » à l’intention des industriels qui, malgré une réglementation contraignante en terme d’étiquetage et de sécurité alimentaire, ne font pas assez pour produire des aliments et des plats pré-emballés de qualité à prix raisonnables. Et de rappeler que le consommateur fait face à une offre alimentaire, certes variée, mais toujours plus riche et plus grasse et qui a un rôle dans l’explosion de l’obésité: le nombre d’obèses et de personnes en surpoids a été multiplié par trois depuis l’an 2000 en Europe.

Frédérique Ries critique en particulier: « le côté stigmatisant de cette taxe de 2.15 € par kilogramme sur ce type de graisse qui touche des produits aussi variés que les huiles hydrogénées ou les graisses animales que des produits vantés par ailleurs pour leur effet bénéfique sur la santé comme le chocolat noir ou les noix et graines ».

A cette approche répressive qui touchera plus durement les revenus les plus modestes, Frédérique Ries suggère une approche incitative: « Pour moi, cela passe par une baisse de la TVA sur les fruits et légumes, de la même manière qu’il ne faut pas toucher aux graisses naturellement présentes dans les produits laitiers et la viande mais bien s’attaquer aux graisses industrielles qui augmentent le risque de maladies cardiovasculaires. Et le meilleur moyen d’y arriver est encore de s’asseoir autour de la table avec les industriels de l’agro-alimentaire et de les convaincre de reformuler leurs produits. »



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