Frédérique Ries







Soutien du Parlement européen aux oubliés du réchauffement climatique

06/15/2017

10.40, hier matin à Strasbourg la Présidente des Îles Marshall, Hilda Heine a délivré un message fort aux députés européens lors du débat consacré à la décision américaine de se retirer de l’accord de Paris : « aidez-nous avant qu’il ne soit trop tard ». Ces îles, regroupement d’une trentaine d’atolls du sud de l’océan Pacifique, sont situées à moins de deux mètres au-dessus du niveau de la mer et donc en première ligne du changement climatique.

Des îles du Pacifique en passe d’être englouties

En s’adressant devant un hémicycle tout acquis à sa cause, Hilda Heine avait à l’esprit ses administrés, mais bien plus, tous les habitants des îles du sud du Pacifique : Maldives, Vanuatu, Kiribati, Micronésie, Cook, Salomon, etc…, qui vivent la montée des eaux comme une réalité inéluctable. Plusieurs phénomènes en sont à l’origine : la modification des alizés, la fonte des glaces des différents pôles et le réchauffement des océans. Dans le Pacifique, cinq îles de l’archipel des Salomon ont déjà disparu. Et six autres sont fortement touchées. Et c’est bien parce que le pire n’est pas toujours certain, qu’il est impératif que l’UE multiplie ses actions en faveur du climat, et se bat pour défendre la cause des petits États insulaires via des accords contraignants sur le plan légal et financier.

Mobiliser 100 milliards de dollars par an pour aider les États insulaires les plus menacés !

Lors de la Cop21 à Paris, la mobilisation des îles regroupées dans les Aosis (Alliance des petits États insulaires) s’est accélérée vu l’urgence de réunir les 100 milliards de dollars du Fonds vert, promis par les pays du Nord pour aider les pays du Sud. Une aide indispensable pour restaurer les écosystèmes naturels, comme les mangroves, mais aussi développer les énergies renouvelables.
Le retrait américain de l’accord de Paris n’est pas sans conséquence sur le financement du fonds vert, puisque les États-Unis avaient pris l’engagement de verser une enveloppe de 3 milliards de dollars. Or, l’administration Obama a déjà versé 1 milliard de dollars, dont une seconde tranche de 500 millions de dollars, 3 jours avant l’investiture du président climato-sceptique. Le trou de 2 milliards devra bien être comblé !

Pour la députée libérale Frédérique Ries : « la décision du Président Trump est irresponsable mais elle était attendue. Plus que jamais les grandes puissances industrielles doivent converger vers une réduction drastique des émissions de CO2 d’ici à 2030, au moins 40%. J’attends d’ailleurs de l’Europe, avec cette nouvelle donne, qu’elle soit encore plus déterminée à mener la lutte contre le changement climatique.»

Et d’ajouter : « l’appel à la solidarité lancé ce matin par la Présidente des Îles Marshall, Hilda Heine, fait écho à la situation de ces îles paradisiaques qui sont les premières à souffrir du changement climatique dont elles ne sont pas responsables. Une injustice à réparer, un soutien diplomatique et financier auxquels l’Europe doit plus que jamais souscrire car ces petits territoires n’ont pas d’ailleurs ».

Contact :
Patrice Audibert
Assistant parlementaire de Frédérique Ries
02.284.75.49

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