Frédérique Ries







Qualité de l’air : il ne suffit pas de lutter contre le CO2, il faut s’attaquer aux polluants atmosphériques

11/23/2016

La COP22 juste achevée à Marrakech, les députés européens ont adopté ce mercredi une nouvelle législation sur la qualité de l’air. Pratiquement, elle fixe des plafonds d’émissions nationaux (NEC) plus ambitieux pour 5 gaz polluants, mauvais pour la planète et la santé des populations.

L’accord de Paris ne concerne que le dioxyde de carbone ou CO2

· l’objectif est clair, pour espérer stabiliser le réchauffement climatique en deçà de 2°C, les 192 signataires de l’accord Climat doivent impérativement réduire leurs émissions de 8 à 12 Giga tonnes (Gt) d’équivalent CO2
· l’accord de Paris ne concerne que le seul dioxyde de carbone qui représente près de 70% des émissions de gaz à effet de serre créées par l’homme. Il est principalement issu de la combustion des énergies fossiles (pétrole, charbon) et de la biomasse. Sa caractéristique : il est responsable du changement climatique mais a peu d’effet direct sur la santé.

Dans le collimateur des députés européens, les polluants atmosphériques : particules fines, méthane, oxydes d’azote, etc…

· Des chiffres qui font froid dans le dos : en 2010, la pollution de l’air a causé plus de 400.000 décès prématurés dans l’UE.
· Un impact budgétaire considérable évalué à 15 milliards d’euros de dommages économiques directs provenant de journées de travail perdues, 4 milliards d’euros de coûts de santé, 3 milliards d’euros de pertes de rendement des cultures et un milliard d’euros de dommages aux bâtiments.
· 5 polluants sont visés par la nouvelle législation NEC: le dioxyde de soufre (SO2), les oxydes d’azote (NOx), les composés organiques volatiles non méthaniques (COVNM), l’ammoniac (NH3), et les particules fines (PM, moins de 2,5 micromètres).
· Une dérogation totale a malheureusement été fixée pour le méthane (CH4), un gaz à effet de serre 23 fois plus réchauffant que le CO2. Le Parlement européen la demandait pour le seul méthane entérique, émis par le bétail ruminant (les vaches, les chèvres ou les moutons), afin de tenir compte des contraintes pour les agriculteurs.

Pour la députée libérale, Frédérique Ries : « Malgré des progrès significatifs au cours des dernières décennies, les niveaux de pollution dans l’Union européenne restent importants et ont toujours des effets négatifs sur l’environnement et sur la santé. Pour ne citer que les particules fines, celles émises en particulier par les moteurs tant diesel qu’essence, 40 millions de citoyens sont encore exposés à des niveaux supérieurs aux valeurs limites. C’est dire le travail qui reste à faire ! »

Et de rappeler que « respirer l’air ambiant de certaines de nos grandes villes, comme Bruxelles, est aussi nocif que fumer 10 cigarettes par jour ».

 

Voir mon intervention en plénière sur youtube

 

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Contact:
Patrice Audibert
Assistant parlementaire de Frédérique Ries
02.284.75.49

 

 

 

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