Frédérique Ries







Pour les députés européens, le bisphénol A se cache partout, il doit être interdit!

10/11/2016

En fin de session plénière, les députés européens ont rappelé leur opposition au bisphénol A (BPA), profitant du vote sur un rapport d’évaluation du règlement sur les matériaux destinés à entrer en contact avec des denrées alimentaires.

Le bisphénol A est un produit chimique généralement associé à d’autres composants et destiné à la fabrication de plastiques et de résines. Avec une production dépassant les 3 millions de tonnes par an, le bisphénol A est un composé industriel présent en masse dans les objets du quotidien. On le retrouve par exemple dans les emballages alimentaires, les canettes de boisson, les plastiques, les revêtements des conditionnements de la nourriture, les tickets de caisse.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a d’ailleurs fixé une dose journalière admissible de 5 µg/kg de poids corporel/jour, après avoir identifié des effets indésirables sur le foie, les reins et les glandes mammaires.

Étendre l’interdiction du bisphénol A à d’autres produits que le seul biberon !

C’est la volonté du Parlement européen qui souligne que le BPA est un perturbateur endocrinien qui peut entrainer de graves conséquences pour la santé, avec des effets en particulier sur le cerveau et le comportement, le métabolisme et l’obésité ou encore l’appareil reproducteur féminin.

Pour Frédérique Ries : « l’Europe ne réagit pas suffisamment rapidement. Certes, elle a interdit en janvier 2011 le bisphénol A dans les biberons, mais c’était 2 ans après le Canada. La Commission serait avisée pour une fois de regarder du côté du voisin français qui a éliminé, dès janvier 2015, le BPA dans toutes les boîtes ou bouteilles à usage alimentaire. »

Plus précisément les députés européens ont demandé à l’EFSA de revoir sa copie. En 2015, elle avait reconnu la toxicité de la substance tout en précisant que l’exposition au bisphénol A “aux niveaux actuels ne présente pas de risque pour la santé des consommateurs“. Une décision qui avait fait bondir nombreux élus et associations.

L’EFSA va-t-elle changer de position ?

L’agence doit réévaluer les dangers du bisphénol A pour la fin 2017. Les députés européens ont donc saisi l’occasion pour lui mettre la pression et l’inciter à fixer une dose journalière admissible qui protège réellement les fœtus et les jeunes enfants contre ses effets nocifs sur le système immunitaire. Et dans le même temps, le Parlement demande à l’EFSA de mieux informer le consommateur en général sur les risques multiples d’exposition au BPA.

 

L’article sur facebook

Contact:
Patrice Audibert
Assistant parlementaire de Frédérique Ries
02.284.75.49



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