Frédérique Ries







Malte prend les clés de l’UE, gros défi pour un petit pays

01/19/2017

Les députés européens ont débattu ce matin les priorités de l’UE pour les six mois à venir avec Joseph Muscat, Premier ministre de Malte. Et ce qui devait s’apparenter à un exercice convenu a suscité un vif débat. La Présidence maltaise a dû non seulement s’expliquer sur l’épineux dossier de la migration qui dominera les travaux du semestre à venir (une troisième vague de migrants est attendue avec la fin de l’hiver) mais aussi sur les accusations portées par la gauche de l’hémicycle, sur les pratiques fiscales de l’archipel méditerranéen.

Sur les flux de migrants, Malte réclame un partage du fardeau avec les autres pays européens

On ne saurait que trop lui donner raison, l’archipel situé au fin fond de la méditerranée, est en première ligne face au défi des migrants et réfugiés, au même titre que l’Italie ou la Grèce.

En proportion de la taille de la population résidente, Malte, en 2014 était déjà (avec 21 immigrants pour 1 000 personnes) le pays qui enregistrait le taux le plus élevé d’immigration juste derrière le Luxembourg (40 immigrants pour 1 000 personnes).

Outre le dossier brûlant de la migration, Malte est attendue au tournant pour faire avancer d’autres dossiers importants comme, le marché unique du digital, la sécurité et la gestion des frontières extérieures de l’Union, l’inclusion sociale, le voisinage européen.

Malte, une fiscalité attractive pour les entreprises et les expatriés

La Valette, la capitale de l’île n’est pas seulement le siège de l’ordre de Malte, c’est aussi la ville où de nombreuses sociétés sont enregistrées, notamment dans les secteurs de la navigation de plaisance et des jeux en ligne. Selon le cabinet spécialisé Bradley Hackford, Malte apparaît en 2015 parmi le top 10 des pays les moins fiscalisés pour les revenus des personnes physiques. Ce qui fait douter certains députés européens de la capacité de la présidence maltaise à soutenir politiquement l’ambitieux agenda de la Commission en matière de lutte contre la fraude fiscale. D’un autre côté, la croissance maltaise dépasse 3% et l’emploi est en plein essor, de quoi faire des jaloux dans le club européen.

Pour la députée libérale, Frédérique Ries : « c’est vrai qu’en général les présidences tournantes du Conseil assurées par les petits et moyens pays sont de bonne qualité. Je me souviens que la Belgique avait accompli, au deuxième semestre de 2010, une présidence remarquable alors que le gouvernement Leterme était en affaires courantes. Mais ici, la tâche risque d’être bien plus compliquée pour Malte, pris dans une séquence politique de haut vol : élections nationales dans 3 États membres fondateurs de l’Europe (Pays-Bas, France puis Allemagne), négociation du Brexit et coopération à construire avec le nouveau président imprévisible des États-Unis ».

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Contact :

Patrice Audibert
Assistant parlementaire de Frédérique Ries
02.284.75.49

 

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