Frédérique Ries







L’Europe veut en finir avec les cages à lapins

03/14/2017

Le Parlement européen demande ce midi aux éleveurs de se passer des cages pour leurs préférer enclos et parcs, où les lapins sont plus libres de se mouvoir, de se regrouper, bref d’exprimer leur comportement naturel… de lapins.

La France, l’Italie, et l’Espagne, principaux producteurs en Europe avec 340 millions de lapins abattus pour leur viande chaque année, freinent des quatre fers et choisissent d’ignorer les 600 000 citoyens qui ont signé la pétition End the Cage Age (« En finir avec l’âge de cage »).

Entassés dans des cages minuscules (une feuille A4 par animal), trop basses pour sauter, et sans paille souvent, les lapins d’élevage en Europe (46% de la production mondiale) ont décidément un sort peu enviable. Le recours massif aux antibiotiques est quasiment obligatoire pour éviter les épidémies et les infections provoquées par ces conditions.

La Belgique à la pointe

Face à cette réalité, certains professionnels de la grande distribution se mobilisent pour mettre fin à ce genre de pratiques. Depuis 2009, Colruyt, Delhaize, et Lidl ne proposent plus que de la viande de lapins élevés en parcs, bientôt rejoints par Albert Heijn, Carrefour ou encore Sodexo pour les restaurateurs.

La Belgique va même plus loin et fait figure de première de la classe depuis un arrêté royal de 2013 qui prévoit le phasing out progressif de l’élevage en cage d’ici à 2025.

frederique-ries-femme-politique-parlement-europeen-cages-lapins-elevage-batterieUn équilibre entre bien-être animal, situation financière des éleveurs, et demande des consommateurs doit être trouvé. Pour les députés, il faut soutenir davantage le secteur cunicole et mieux promouvoir la viande de lapin, dont la consommation a chuté de 15% sur la période 2005-2014 en Belgique. Un étiquetage différencié selon les modes d’élevage, comme cela existe pour les poules, pourrait redonner de l’appétit aux gourmets. Il est également impératif de s’assurer que les lapins importés – à 99% de Chine – respectent ces mêmes règles.

Pour Frédérique Ries, Députée européenne MR, « Les méthodes d’élevage de lapins dites « alternatives » devraient en réalité être la règle, c’est une question de bien-être animal mais aussi de santé publique. La promiscuité des cages rend nécessaire le recours aux médicaments et antibiotiques dans des proportions telles qu’ils pourraient se retrouver dans la chaîne alimentaire humaine, ce qui n’est pas acceptable. »

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Contact:

Allan Sam
Assistant parlementaire de Frédérique Ries
02.284.75.49

 

 

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