Frédérique Ries







Le Parlement européen veut encadrer la révolution numérique dans l’audiovisuel

01/31/2017

L’audiovisuel est en plein changement, on pourrait même sans exagérer parler de révolution avec le débarquement de Netflix, YouTube et autres plateformes de partage de vidéos sur les écrans. C’est pour tenir compte de cette évolution fondamentale que le Parlement européen travaille à l’élaboration de la nouvelle directive sur les services de médias audiovisuels. Ce matin, c’est la commission « santé publique » qui a rendu sa copie. Suivront les votes en commission Culture, qui a la compétence au fond, le 28 février, et celui en plénière du Parlement européen programmé au printemps.

YouTube, c’est 400 heures de contenu par minute

Une chose est de vouloir appliquer les mêmes règles à tout contenu audiovisuel, une autre est de se rendre compte de l’impossibilité pratique de contrôler toutes les vidéos échangées sur les plateformes de partage. Pour ne citer que la 1ère d’entre elles, YouTube, c’est 400 heures de contenu par minute, c’est donc deux-cent-dix-millions-deux-cent-quarante mille heures de contenu par année que les autorités de régulation devraient pouvoir contrôler. Tout bonnement impossible !

Protéger les citoyens des contenus préjudiciables

La Commission européenne a fait une proposition réaliste qui sort les plateformes de partage de vidéos du champ d’application de la législation mais exige de leur part la tolérance zéro dans deux domaines :

– la protection des mineurs (face à la pornographie et la violence) par la généralisation des systèmes de contrôle parental ou d’autres outils permettant de vérifier l’âge du consommateur ;

– la protection de tous les citoyens face aux contenus incitant à la violence et à la haine.

Pour Frédérique Ries, rapporteur en commission santé publique pour le groupe des libéraux et démocrates européens : « il est nécessaire d’inclure l’incitation au terrorisme dans la définition des contenus préjudiciables auxquels ne doit pas être exposé le citoyen et de rendre les fournisseurs de contenus responsables du contrôle. Mes collègues ont massivement soutenu mon amendement, et j’en suis ravie. Les médias sociaux et les plateformes de partage de vidéos sont des armes redoutables, utilisées par les terroristes. Une propagande 2.0 qui exige de notre part une réponse ambitieuse ».

L’interdiction de la publicité pour les produits trop sucrés et trop gras dans les programmes pour enfants, une fausse bonne idée ?

frederique-ries-mariee-femme-politique-parlement-europeen-sante-mineurs-plateformes-partage-videos-contenu-hainte-violence-terrorisme-youtubeC’est pourtant la solution qu’a retenue la commission « santé publique » (33 pour, 32 contre) pour lutter contre le surpoids des jeunes en Europe. Une solution qui paraît simpliste face à un problème plus complexe ! C’est aussi oublier que les chaînes de télévisions font face à la concurrence effrénée des services de vidéo à la demande qui, aujourd’hui, ne sont pas soumis aux mêmes obligations, par exemple à celle de garantir au moins 20% d’œuvres européennes dans leur catalogue.

Et la députée libérale, Frédérique Ries de préciser : « s’il est vrai que certains États membres ont mis en place une telle interdiction de la publicité dans les programmes pour enfants de la télévision publique (Suède, Royaume-Uni, Espagne), l’étendre à toute l’Europe et aux chaînes privées ne me semble pas une bonne idée. Cette position stricte participe à l’évidence d’une méconnaissance du mode de financement de beaucoup de chaînes de télévision, pour lesquelles les ressources publicitaires sont un gage de qualité et de diversité des contenus audiovisuels ».

 

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Contact :

Patrice Audibert
Assistant parlementaire de Frédérique Ries
02.284.75.49

 

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