Frédérique Ries







Huile de palme durable, les députés européens sont pour

03/09/2017

Ce 9 mars au matin, la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire a voté une résolution soutenant une production durable de l’huile de palme. Une manière concrète de rappeler le secteur privé à son engagement de 2016 (« déclaration d’Amsterdam ») de s’approvisionner en huile de palme 100% durable en Europe d’ici 2020.

Si un règlement européen, applicable depuis décembre 2014, rend obligatoire un étiquetage mentionnant toutes les huiles entrant dans la composition des produits alimentaires, peu nombreux sont les consommateurs informés que les produits alimentaires contenant de l’huile de palme qu’ils achètent sont souvent issus d’une déforestation illégale. Une pratique qui s’exerce en priorité sur les forêts tropicales humides du sud-est asiatique, soit 7% de la végétation mondiale. Et menace la survie de certaines espèces endémiques, telles que les orangs outans, le rhinocéros de Sumatra ou le tigre de Sumatra.

Chiffres qui montrent l’ampleur du problème

– L’importation d’huile de palme en Europe est en augmentation régulière, d’environ 20% ; on la retrouve dans la margarine, les chips, la pâte à tartiner, les biscuits, mais aussi dans les cosmétiques, les détergents.

– 45% de l’huile de palme importée en Europe est utilisée dans le secteur du transport. Malgré la baisse de la consommation dans l’alimentation (-1,1 million de tonnes), le biodiesel a tiré vers le haut les importations (qui représentent 3,5 millions de tonnes).

Comment mesurer le caractère durable ?

On ne part pas de rien, sous la pression de la société civile, trois systèmes de certification volontaire ont été mis en place : RSPO (fondée en 2004 et regroupant tant des ONG que des entreprises) ISPO (plateforme créée en 2009 par le gouvernement indonésien un des principaux pays producteurs) et MSPO (fondé en 2015 par la Malaisie, autre grand pays de production). Ces chartes de bonne conduite ont eu des effets positifs, elles n’ont pourtant pas arrêté les tensions foncières dans les pays du Sud. Il faut donc passer à la vitesse supérieure, ce que proposent aujourd’hui les députés européens par la mise en place d’un système de certification unique. Pratiquement, seuls les produits contenant de l’huile de palme satisfaisant aux critères de durabilité (respect de l’environnement, droits des travailleurs et des communautés locales) pourraient entrer sur le marché de l’UE.

frederique-ries-mariee-femme-politique-parlement-europeen-huile-de-palme-durableAutre proposition forte formulée par la commission de l’environnement, la suppression progressive de l’utilisation de l’huile de palme comme agro-carburant (d’ici 2020). Les députés européens relaient ainsi le calcul réalisé par l’ONG « Transport & Environment », qui a eu accès aux données de l’association des huiles végétales européennes. Entre 2010 et 2014, la part de l’huile de palme importée en Europe, pour être mélangée au gazole ordinaire comme composant du diesel, est passée de 8% à 45%. Soit l’équivalent de 4 piscines olympiques d’huile de palme qui finissent chaque année dans les réservoirs des voitures et des camions européens.

Pour Frédérique Ries : « Mettre en place des partenariats avec les pays producteurs est essentiel. Il faut également mieux informer les consommateurs européens de l’impact de l’huile de palme sur l’environnement. L’apposition sur les étiquettes d’une indication spécifique signifiant que le produit alimentaire ou cosmétique contient de l’huile de palme fabriquée durablement serait un moyen simple et efficace pour le consommateur de faire un geste utile pour les forêts de l’Asie du Sud-Est».

 

 

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Contact :

Patrice Audibert
Assistant parlementaire de Frédérique Ries
02.284.75.49

 

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