Frédérique Ries







Deliveroo, BlaBlaCar, Airbnb, le Parlement européen veut booster l’économie collaborative.

06/16/2017

L’économie du futur sera-t-elle collaborative ? Elle l’est déjà, mais trop peu, répond ce midi le Parlement européen, qui veut une véritable stratégie européenne sur l’économie du partage. Le but, encadrer les échanges en ligne de biens et services entre particuliers pour protéger les consommateurs…sans brider l’innovation.

Un secteur en plein boom

L’économie du partage a généré 28 milliards d’euros de revenus en Europe en 2015, essentiellement dans la location de logements de courte-durée, le transport de passagers, et les services domestiques. Un montant qui pourrait quasiment tripler en 2025. Près de trois quarts des particuliers qui proposaient leurs services sur ces plateformes en ont tiré un complément de revenus raisonnable, en deçà de 1000 euros pour l’année 2015.

Certaines plateformes tirent véritablement leur épingle du jeu. Airbnb affiche fièrement 150 millions d’utilisateurs. Du haut de ses cinq années d’existence, Uber est évalué à plus de 60 milliards d’euros, soit plus que General Motors ou Hertz.

Qui doit être encadré

Avec moins d’un consommateur sur dix adepte des plateformes en lignes, la Belgique se situe dans le peloton de queue européen. Ce qui conduit le gouvernement fédéral à organiser la transition. La loi du 16 juillet 2016 par exemple permet de choisir entre un statut d’indépendant ou de P2P (“pair à pair”), compatible avec l’économie du partage. Le statut P2P prévoit un taux d’imposition de 10% sur les services entre particuliers effectués via une plateforme enregistrée. Ni TVA ni contributions sociales, du moins jusqu’à un plafond de 5.000 euros pour garantir une concurrence équitable avec les professionnels. De quoi encourager le développement de nouvelles entreprises collaboratives au pays de Menu Next Door et BePark.

Tous les États membres de l’UE n’ont pas pris la mesure de cette mutation, et le caractère récent et protéiforme de l’économie du partage donne lieu à de nombreuses zones grises sur le plan règlementaire. Distinction entre particuliers et professionnels, droits des consommateurs, responsabilité des plateformes qui mettent en relation l’offre et la demande, fiscalité ou encore droits des travailleurs, autant de points que le Parlement demande à la Commission européenne de clarifier pour que tout le monde puisse jouer selon les mêmes règles dans l’Union.

Pour Frédérique Ries, Députée européenne MR, « L’économie collaborative n’est pas seulement une source de revenus ponctuels. Parce que partager une voiture le temps d’un trajet, louer une maison de vacance lorsque son propriétaire est absent, c’est aussi réduire notre empreinte écologique et permettre à des revenus modestes de s’offrir ces services. »

Elle poursuit : « Pas question de mettre les consommateurs en danger pour autant. Standards de sécurité, protection des données, garanties contre les discriminations, il faut des règles claires pour construire aujourd’hui l’économie du futur. »

Contact:
Allan Sam
Assistant parlementaire de Frédérique Ries
02.284.75.49

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