Frédérique Ries







Nouvelles étiquettes énergie : les députés européens affichent la couleur.

07/07/2016

Votre prochain four, vous le préférez A, A+, A++, ou A+++ ? Difficile de s’y repérer dans la jungle des étiquettes énergie aujourd’hui. Les innovations technologiques allant, la plupart des nouveaux produits qui apparaissent rentrent directement dans la classe A. Progressivement, des classes A+ et supérieures ont été introduites lorsque de plus en plus d’appareils électroménagers ont atteint, voire dépassé la norme maximale A. Afin de remettre de l’ordre dans tout cela, les députés ont voté hier une mise à jour des règles en Europe. L’objectif : offrir aux consommateurs un système clair et évolutif, qui leur fera faire des économies.

Redonner ses couleurs à un système éprouvé

Depuis 1995, l’étiquetage énergie est un outil plébiscité par les consommateurs : plus de 85% en tiennent compte lors de leurs achats. Les fabricants l’ont bien compris et ce système a favorisé l’innovation industrielle : la plupart des produits se situent aujourd’hui dans les classes les plus élevées (A+++, A++, A+), au détriment des autres catégories désormais vides (parfois même la classe A). Cette médaille a son revers : il est devenu difficile d’identifier les appareils les plus performants. Acheter un produit marqué A+ n’est plus gage d’acquérir l’un des plus performants du marché.

Etiquetage énergie 1
Une étiquette unique pour remplacer le foisonnement actuel.

Étiquette unique et plateforme européenne des produits pour que le consommateur s’y retrouve

Le Parlement a donc voté un retour aux étiquettes allant de A à G pour tous les produits, ce qui facilitera les comparaisons. Elles reprendront la consommation électrique en kWh/an et la consommation d’eau en litres par an pour les appareils de lavage. La Commission pourra également mettre à jour les sept classes de consommation énergétique pour prendre en compte les avancées technologiques pour chaque type de produits.

En complément, les députés ont demandé la mise en place d’une base de données des appareils disponibles sur le marché, comme cela se fait déjà aux États-Unis, en Chine, ou en Australie. Toutes les informations importantes seront consultables sur internet pour chaque produit, ce qui permettra aux consommateurs de disposer des éléments pour acheter en toute confiance. Cette plateforme facilitera aussi le travail des autorités nationales qui contrôlent l’application des règles européennes de protection des consommateurs.

La mise à jour de l’étiquetage va permettre aux ménages de mieux maitriser leur consommation énergétique et de participer aux objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Les économies ainsi réalisées atteindront jusqu’à 480 euros par an et par ménage.

Le vote de ce midi donne le feu vert aux négociations avec le Conseil des ministres, au terme desquelles les fabricants auront cinq ans maximum pour se mettre aux normes.

Pour Frédérique Ries, Députée européenne, « L’étiquetage énergétique est une invention européenne lancée il y a plus de vingt ans et copiée un peu partout dans le monde, mais rançon du succès les consommateurs ne s’y retrouvent plus dans la surenchère des catégories A+, A++, A+++. Le système devait donc être adapté. »

Et d’ajouter : « Avec la mise en place de cet étiquetage 2.0, l’Europe montre qu’elle sait s’adapter aux nouvelles réalités technologiques et être au service des consommateurs pour que ces derniers choisissent leur machine à laver ou leur réfrigérateur en toute connaissance de cause. C’est aussi une mesure qui permettra de réduire la facture énergétique des ménages. »

Contact:

Patrice Audibert
Assistant parlementaire de Frédérique Ries
02.284.75.49