Frédérique Ries







L’Europe dit OUI à la neutralité du net, une excellente nouvelle pour les utilisateurs.

09/01/2016

La nouvelle est certainement passée un peu inaperçue hier auprès du grand public, après l’onde de choc qu’a constitué l’amende record infligée par la Commission européenne à Apple, mais les internautes peuvent se frotter les mains, l’Europe a adopté la neutralité du Net.

La neutralité du net, c’est quoi ?

C’est un principe défendu par les députés européens depuis pas mal d’années et qui vise un objectif assez simple : les données circulant sur Internet doivent circuler à la même vitesse, sans discrimination selon l’expéditeur, la nature des données (mail, vidéo, etc.) ou leur destination.
En pratique, si deux ordinateurs veulent communiquer entre eux, ils vont concrètement s’envoyer des paquets de données (texte, photo, vidéo etc…). Ces données, pour être envoyées sur Internet, devront passer par votre Fournisseur d’Accès Internet.
Avantages concrets avec la neutralité, les fournisseurs d’accès ne pourront plus supprimer ou brider les contenus comme bon leur semble. Fini donc les blocages techniques des fournisseurs sur Skype ou Youtube.

Qui a pris la décision ?

C’est le Berec, l’organisme qui coiffe les régulateurs européens des télécoms, qui a traduit hier techniquement la législation « paquet Télécom » adoptée par le Parlement européen en novembre 2015. Les lignes directrices adoptées serviront donc à transposer la loi dans les différents États membres.

Pour la députée européenne, Frédérique Ries : « c’est une décision historique qu’il faut saluer. Les libéraux européens ont beaucoup bataillé pour graver dans le marbre ce principe de neutralité du net dans la législation européenne et donc renforcer les droits des utilisateurs. C’est désormais chose faite pour maintenir la liberté sur le net qui est une règle d’or, pour éviter la mise en place d’un Internet à deux vitesses et pour faciliter finalement la diffusion de tous les contenus ».

Et d’ajouter « même si les fournisseurs d’accès Internet, principalement les compagnies télécoms plaidaient pour une application moins stricte, la décision me parait juste et équilibrée. Il est légitime par exemple que les opérateurs puissent continuer à proposer des services spécialisés en privilégiant certaines données, comme c’est déjà le cas avec la télévision en direct sur internet ».

Contact:
Patrice Audibert
Assistant parlementaire de Frédérique Ries
02.284.75.49