Frédérique Ries







Label “Indications Géographiques”: les députés européens pour une meilleure protection des produits artisanaux non-agricoles.

10/07/2015

logo-IGPLa pierre bleue de Belgique, les diamants d’Anvers, la faïence de Mons et le tapis de Tournai bientôt protégés comme le champagne et le gorgonzola?

 

C’est en tous les cas le souhait émis par 608 membres du Parlement européen. Le vote a eu lieu ce midi sur une résolution visant à promouvoir toute une gamme de produits dont la réputation est étroitement liée à leur lieu d’origine.

 

Si la Commission européenne donne suite à cette demande, des produits du terroir belge seront prochainement protégés par une Indication Géographique (IG). Ils partageraient ce label de qualité avec des produits agricoles aussi emblématiques que les chicons pleine terre de Bruxelles, le pâté gaumais, le jambon d’Ardenne ou le pékèt de Liège.

 

De quels produits parle-t-on ?

 

Les produits concernés peuvent être de la céramique, de la poterie, de la pierre, du marbre, de la dentelle, du tissu traditionnel, des bijoux ou encore des pierres précieuses. Plus de 800 produits pourraient bénéficier de cette nouvelle mesure.

 

Et pour la Belgique, qui seront les heureux élus?

 

Parmi les produits belges identifiés par la Commission européenne qui devraient bénéficier d’une protection de leur indication géographique, on trouve: la dentelle de Binche, la coticule d’Ardenne (pierre à aiguiser), l’étain de Huy, le Val Saint Lambert verre et cristal et, pour leur aspect éternel, les diamants d’Anvers.

 

 

Pourquoi faut-il protéger ces produits à l’échelle de l’Union européenne ?

 

Parce qu’il s’agit de produits connus, souvent exposés à la contrefaçon et à d’autres pratiques trompeuses. Actuellement, la protection de ces produits demeure peu satisfaisante car seuls 15 États membres disposent d’une législation nationale. Il n’y a donc aucune certitude que les normes en matière d’origine et de qualité soient respectées au niveau européen.

 

La proposition du Parlement: Un système d’enregistrement européen unique

 

Les producteurs et leurs associations et chambres de commerce devraient être autorisés en premier lieu à demander l’enregistrement d’une indication géographique, déclare le Parlement. Les députés estiment que le mécanisme d’enregistrement des produits devrait être le “plus efficace, simple, utile et accessible”. Ces derniers insistent sur le fait que le système devrait limiter les coûts et la charge administrative pour les entreprises.

 

Pour Frédérique Ries: le signal donné ce midi par les députés européens est le bon. Étendre aux produits non-agricoles la protection des indications géographiques serait une formidable vitrine pour la Belgique. Elle mettrait en valeur le savoir-faire des fabricants traditionnels et dynamiserait la vente de leurs produits.

 

Elle précise encore: certains experts évoquent une augmentation de 25 % de la demande internationale si ce dispositif est créé à l’échelle européenne. La balle est clairement dans le camp de la Commission.

 

Le lien vers le site de la Commission:

 

 

Contact:
Patrice Audibert
Assistant parlementaire de Frédérique Ries
02.284.75.49