Frédérique Ries







Espèces menacées, l’Europe fait la chasse aux braconniers

09/16/2016

Éléphants, rhinocéros, tigres, singes, perroquets et tortues, ginseng sauvage et différentes sortes d’orchidées, on ne compte plus les espèces de faune et de flore parmi les plus emblématiques menacées d’extinction.

Il faut redoubler d’efforts pour inverser la tendance et sauvegarder l’avenir de la planète.

C’est ce que rappelaient les députés européens hier ce midi en votant une résolution destinée aux experts qui se retrouveront à Johannesburg (Afrique du Sud) du 24 septembre au 5 octobre lors de la conférence des parties à la Convention sur le commerce international des espèces menacées (CITES).

C’est quoi CITES ?

• C’est l’accord mondial le plus important qui existe en matière de préservation des espèces sauvages, il a été adopté en 1973 à Washington.

• Aujourd’hui, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction confère une protection (à des degrés divers) à plus de 35.000 espèces – qu’elles apparaissent dans le commerce sous forme de plantes ou d’animaux vivants, de manteaux de fourrure ou d’herbes séchées.

14,5 milliards d’euros. C’est le coût de la criminalité liée chaque année aux espèces sauvages, qui se classe au 4e rang des activités illicites les plus lucratives au monde, derrière le trafic de drogues, les contrefaçons et la traite d’êtres humains. Huit pays sont notamment montrés du doigt pour leur laxisme face à ce phénomène : le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie, les Philippines, la Malaisie, la Thaïlande, le Vietnam et la Chine.

Le trafic est en pleine expansion car les risques d’être pris sont faibles, les profits élevés et les sanctions légères. L’Europe, qui est un important marché de transit, surtout d’espèces exotiques, doit montrer l’exemple. D’urgence, il faut harmoniser les sanctions contre les trafiquants et relever les peines au niveau maximal prévu dans certains pays européens: peine d’emprisonnement encourue de 2 ans et multiplication des amendes de 15.000 à 150.000 euros.

Frédérique Ries a pris la parole avant-hier en séance de nuit pour mettre la pression sur la Commission en soulignant que : « l’Union européenne doit oser bousculer certains partenaires stratégiques, comme la Chine ou le Japon, et mettre à l’ordre du jour la question sensible de la demande croissante en Asie d’ivoire d‘éléphant, de corne de rhinocéros et d’os de tigre. C’est un devoir moral ! »

Contact:

Patrice Audibert
Assistant parlementaire de Frédérique Ries
02.284.75.49