Frédérique Ries







Des fruits, des légumes et du lait au menu des cours de récré

05/27/2015

5 fruits et légumes par jour pour être en forme et protéger sa santé, c’est ce que recommande l’Organisation mondiale de la Santé !

Leur consommation ne cesse pourtant de chuter en Europe. Les adolescents européens consomment en moyenne 30 à 50% seulement de l’apport journalier recommandé en fruits et légumes.

Ce soir, partant du constat que plus de 20 millions d’enfants sont en surpoids au sein de l’Union, le Parlement européen s’est prononcé sur des nouvelles mesures visant à encourager nos enfants à adopter des habitudes alimentaires saines dès l’école.

En janvier 2014, la Commission européenne a proposé de fusionner les deux programmes existants sur la consommation de lait et de fruits et légumes à l’école.  L’objectif est de lutter plus efficacement contre une mauvaise alimentation, de renforcer les aspects éducatifs et de contribuer à la lutte contre l’obésité.

Pour la députée européenne Frédérique RIES, rapporteur en 2006 sur le Livre vert consacré à une dimension européenne pour la prévention des surcharges pondérales, de l’obésité et des maladies chroniques: “Ce programme unique doit être soutenu, l’inverse serait un très mauvais signal dans la lutte contre l’obésité d’abord, mais aussi contre la pauvreté. L’Europe doit cela dit se garder de choisir à la place des parents ce que les enfants doivent manger. Les habitudes alimentaires ne sont, à l’évidence, pas les mêmes au nord et au sud.” 

L’éducatif au centre du programme

Le nouveau programme mettra l’accent sur le volet éducatif. Les États membres devront allouer 10 à 20% du financement européen qu’ils recevront dans ce cadre à des activités sensibilisantes sur les questions agricoles, la nutrition, la santé (alimentation équilibrée) et les questions environnementales. Pour Frédérique Ries: “Cet aspect du programme est crucial dans la lutte contre l’obésité chez les enfants. Ce sera aussi l’occasion pour eux de visiter des exploitations agricoles, de goûter des spécialités locales saines… bref de découvrir une autre alimentation, tout en s’amusant.”

Les Verts trop sévères

Le parlement a soutenu une proposition des Verts visant à interdire du programme les produits contenant des additifs alimentaires artificiels (sucre, sel, édulcorants…). “Sortir ce type de fruits et légumes transformés du programme obligera les écoles à se tourner uniquement vers des produits frais, plus coûteux, sans tenir compte de la variété des goûts des enfants” tempère Frédérique Ries.

Et la députée libérale de conclure: “Ce nouveau programme permettra également de soutenir nos agriculteurs et producteurs locaux qui souffrent, en première ligne, de cette baisse de consommation de leurs produits et, pour certains, de l’embargo russe sur les produits agroalimentaires.”