Frédérique Ries







COMMUNIQUE DE PRESSE: Étiquetage de l’origine des viandes dans les plats transformés: le Parlement lève le ton!

01/21/2015

Une nouvelle résolution vient en effet d’être adoptée par la commission de l’environnement à une large majorité (48 pour, 15 contre). Tous les groupes politiques, à l’exception des conservateurs du PPE, ont soutenu cette demande en cohérence avec les votes précédents de la plénière des 14 janvier et 6 février 2014.

C’est la troisième fois en un an que le Parlement européen demande à la Commission de légiférer sur l’indication du pays d’origine de la viande utilisée dans les plats préparés, types lasagnes ou pizzas surgelées, sauce bolognaise etc… C’est une requête forte également des associations de consommateurs suite à la fraude de la “viande de cheval” découverte en février 2013.

Frédérique Ries précise d’emblée: “je ne comprends pas cette obstination de la Commission à ne rien proposer, malgré les demandes répétées des députés européens à ce sujet, cela revient à refuser de donner aux consommateurs les moyens de faire leurs choix de la manière la plus éclairée possible, c’est inacceptable!”

Principal argument invoqué par la Commission pour refuser le principe d’étiquetage du pays d’origine des viandes, celui du coût économique avec “une augmentation des prix de 15 à 50% en raison notamment de l’adaptation des pratiques d’approvisionnement et des systèmes de traçabilité”. Un argument réfuté par le BEUC qui a réalisé sa propre étude d’impact et qui parle d’une augmentation marginale des prix: 0.015% par exemple, pour des lasagnes surgelées.

La députée européenne fait d’ailleurs la mise au point suivante: “derrière la bataille des chiffres sur le surcoût éventuel pour le consommateur, il y a surtout l’absence manifeste de volonté de la Commission et de certains acteurs de la filière agro-alimentaire d’assurer un étiquetage obligatoire comme le demandent 90% des citoyens européens[1]“.

Et de conclure: “voter pour l’indication obligatoire de l’origine des viandes dans les plats transformés, c’est renforcer la traçabilité et permettre au consommateur d’acheter sa viande au supermarché en toute confiance, comme chez son boucher.”

Ce vote devrait être confirmé par la plénière du 9 au 12 février puisque la majorité simple est requise. La balle sera ensuite dans le camp de la Commission qui n’aura pas d’autre solution que de mettre sur la table une proposition législative dans les mois prochains. Il appartiendra alors au Parlement européen et au Conseil de se prononcer une fois pour toute sur la nécessité de la mention obligatoire du pays d’origine pour les viandes transformées[2].

Bruxelles, le mercredi 21 janvier 2015,

Contact: Patrice Audibert- tél: +322.284.75.49 ou +324.97.23.83.47

 

[1]Selon une étude du «Food Chain Evaluation Consortium» (FCEC) reprise dans le rapport de la Commission (COM(2013) 755), plus de 90 % des consommateurs jugent importante la mention de l’origine sur l’étiquette.

[2] l’indication du pays d’origine deviendra obligatoire pour les viandes fraiches porcine, ovine, caprine et la volaille à partir du 1er avril 2015;