Frédérique Ries


Si vous aimez le chocolat, protégez les abeilles !

04/08/2016

Les experts des Nations unies sont inquiets : la disparition des pollinisateurs pourrait bien remettre en question notre alimentation.

Le constat des scientifiques de l’IPBES, le « GIEC de la biodiversité », est sans appel : 16% des pollinisateurs vertébrés et 40% des pollinisateurs invertébrés pourraient disparaître de la planète. Or, la grande majorité de nos cultures dépend d’une manière ou d’une autre des abeilles, scarabées, oiseaux et autres papillons. Cela voudrait donc dire adieu au café du matin, à la tarte aux pommes de grand-mère, et aux chocolats de la Saint-Valentin.

Bonne nouvelle toutefois : après deux ans de recherche et à la lecture de plus de 3 000 publications scientifiques, les experts affirment qu’il est encore possible d’inverser la tendance. Parmi les pistes avancées, ils prônent de réduire l’utilisation des pesticides et produits chimiques, de protéger les zones d’habitat des pollinisateurs, et de sensibiliser plus largement le grand public.

Frédérique Ries, membre de la commission de l’Environnement au Parlement européen, a interrogé le 29 février dernier la Commission sur les conclusions de l’IPBES. Elle lui a demandé d’encourager les politiques de protection de la biodiversité et d’interdire certains insecticides nocifs. Comme le rappelle la célèbre phrase attribuée à Albert Einstein, l’enjeu est de taille : « Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre ».

Contact:
Patrice Audibert
Assistant parlementaire de Frédérique Ries
02.284.75.49