Frédérique Ries







Boissons énergisantes : à consommer avec modération selon le Parlement européen.

07/08/2016

Le Parlement européen a massivement dit NON ce midi à l’utilisation par les industriels de messages santé positifs sur les boissons énergisantes, qui justement ne sont pas top pour la santé !

Les boissons énergisantes, c’est quoi ?

Les boissons dites énergisantes (BDE) sont des sodas enrichis en diverses substances déjà présentes dans l’alimentation (caféine, guarana, taurine, vitamines, ginseng,…). La consommation d’une canette standard (250 ml) de boissons dites énergisantes apporte en moyenne l’équivalent en caféine de deux cafés « expressos » (50 ml).

Le PE s’oppose à l’utilisation par les producteurs d’arguments santé pour des boissons sucrées et énergisantes.

Contrairement à la Commission, les députés ne veulent pas que les industriels apposent sur leurs canettes des allégations de santé visant la caféine. Pour eux, de tels slogans commerciaux n’ont pas leur place, surtout que ces boissons visent en priorité un public jeune et qu’elles ne contiennent pas seulement de la caféine mais sont aussi très sucrées, jusqu’à 27 grammes de sucre par canette. Soit une teneur en sucre qui dépasse de loin les recommandations de l’OMS : adultes et enfants ne doivent pas recevoir plus de 10% de leur apport journalier en énergie sous forme de sucres libres.

Les chiffres à l’appui !

• Près de 500 millions de litres de ces boissons seraient consommés tous les ans dans l’UE. Des études indiquent que 68% des adolescents et 18% des enfants en boivent régulièrement.
• 53% des ados mais aussi 56% des adultes n’hésitent pas à faire des mélanges avec l’alcool, ce qui peut entrainer des effets nocifs, principalement cardiovasculaires (tachycardie, hypertension, troubles du rythme…) ou neurologiques (irritabilité, nervosité, anxiété, voire crises de panique…).

Pour la députée européenne Frédérique Ries : « l’avis des députés européens est quasi unanime, les boissons énergisantes ne méritent pas des allégations positives. Cela ne fera qu’encourager les jeunes et adolescents à en consommer, alors que c’est exactement le message inverse qu’il faut délivrer. Ces boissons ne donnent pas des ailes. Vrais shots de sucre pour les ados, elles favorisent le risque de diabète et d’obésité en Europe.» Contrairement à ce qui vient d’être fait dans deux États membres, la Lituanie et la Lettonie, qui ont purement et simplement interdit la vente de ces boissons énergisantes aux moins de 18 ans, au risque évident de simplement déplacer le problème vers la surconsommation de sodas par les jeunes, des mesures moins radicales mais bien plus efficaces doivent être prises.

Pour Frédérique Ries : <strong« à l’évidence, les industriels ne font pas assez d’efforts pour réduire l’offre de leur produits trop sucrés aux enfants, qu’il s’agisse de boissons ou d’aliments d’ailleurs. Toutes les initiatives sont bonnes à prendre, qu’il s’agisse des taxes sur les boissons sucrées, de campagne de sensibilisation à grande échelle, ou encore de messages de mise en garde à l’attention des jeunes indiquant de ne pas consommer ce produit avec de l’alcool ».

Contact:

Patrice Audibert
Assistant parlementaire de Frédérique Ries
02.284.75.49