Frédérique Ries







Aide aux plus démunis : Pour le Parlement européen l’aide alimentaire n’est pas négociable!

12/06/2013


Communiqué de presse

Bureaux de Frédérique Ries et Louis Michel,
Députés européens

En adoptant ce midi à une large majorité le rapport de Madame Costello (socialiste irlandaise), le Parlement européen a envoyé un message fort au Conseil et à la Commission européenne: la solidarité n’est pas un vain mot. Elle trouve tout son sens dans l’aide octroyée via le fond social européen aux personnes les plus démunies, soit 19 millions de citoyens européens qui ne peuvent plus se nourrir une fois par jour et qui bénéficient du soutien important d’organisations, comme Emmaüs et les Restos du cœur pour la Belgique.

Pour Frédérique Ries et Louis Michel, députés européens MR, la question principale est bien celle de l’enveloppe budgétaire dont disposeront dans le futur les associations caritatives qui viennent en aide aux personnes démunies[1]: « 500 millions d’euros sur 7 ans est un minimum minimorum. N’oublions pas que le Programme européen d’aide aux plus démunis revient de loin et que dans la négociation en cours sur le budget pluriannuel 2014-2020, le Conseil européen, qui représente les Etats membres, propose que ce programme soit réduit à 300 millions d’euros. C’est d’autant plus inacceptable qu’il s’agit ici d’une mesure à la forte portée symbolique: la capacité de l’Union européenne à se mobiliser pour venir en aide aux plus fragiles d’entre-nous ».

Pour certains groupes politiques, principalement les socialistes et les communistes, la meilleure façon d’agir est de rendre obligatoire ce programme, bref obliger tous les Etats membres à y participer. Le Parlement européen a voté pour cette option. Petit hic, 7 Etats membres actuellement ne participent pas à ce programme et ne comptent pas plus y participer demain.

Comme l’ont souligné les deux députés libéraux « il s’agit moins ici d’un clivage politique droite-gauche que d’un clivage nord-sud puisqu’aussi bien l’Allemagne du gouvernement chrétien-démocrate de la chancelière Merkel que le gouvernement socialiste de la Première Ministre danoise Thorning-Schmidt considèrent que l’aide alimentaire relève de la politique sociale des Etats membres. L’important est certainement ailleurs et doit se traduire dans l’efficacité des politiques menées pour réduire drastiquement la pauvreté et l’exclusion sociale ».

En conclusion, l’Union européenne n’a pas d’autre choix que de sortir dans les semaines à venir par la grande porte de cette mauvaise saga et de délivrer le seul message audible pour les citoyens: l’Europe qui a sauvé les banques, doit aussi sauver la dignité des 19 millions d’européens pour qui l’aide alimentaire est tout simplement vitale.

Bruxelles, le mercredi 12 juin 2013.

 

Contact: Patrice Audibert- assistant parlementaire- +333.88.17.75.49

 

[1] La Belgique, un des 20 Etats participants au PEAD, a reçu en 2011, 10.935.075 millions d’euros soit 2,3% du budget total à comparer avec l’Italie (20,8% du budget total) ou encore la Pologne et la France qui reçoivent une part supérieure à 15% des sommes disponibles.

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