Frédérique Ries







26 mars, interpellation au Conseil communal de Bruxelles-Ville sur la Cité Versailles de Neder-over-Hembeek

03/27/2012

Très long débat ce lundi après-midi au Conseil communal de Bruxelles-Ville sur le sort réservé aux locataires de la Cité Versailles de Neder-over-Hembeek. A l’ordre du jour, mon interpellation et celle de Marion Lemesre, déposée le 5 mars dernier et entretemps reportée par le Collège. En cause, des aménagements en dépit du bon sens et des désagréments souvent catastrophiques constatés de nos propres yeux et à mettre sur le compte de la gestion pour le moins… hasardeuse de la Société Immobilière de Service Public LOREBRU. Les locataires sont les victimes d’une véritable partie de ping-pong institutionnelle entre Région la bruxelloise et la Ville de Bruxelles qui se renvoient la responsabilité…

La liste des griefs est longue : absence de concertation avec les habitants, insécurité des aménagements du site, insalubrité, vétusté des installations, abris pour poubelles inutilisables – et fixés devant les fenêtres!

Et ma question porte sur le rôle de la Ville de Bruxelles dans l’aménagement de SON territoire. Sans entrer dans ce qui relève de la compétence exclusive de LOREBRU et de sa tutelle régionale, car ces aspects font l’objet d’autres interpellations par ma collègue Marion Lemesre au Parlement bruxellois.

« Le Collège de la Ville de Bruxelles porte-t-il un avis critique sur les aménagements «Beliris»? Le placement de bancs publics, range-vélos, poteaux indicateurs, etc. devant les portes d’entrées des immeubles, entraînant des difficultés d’accès pour les véhicules d’incendie et de sécurité ainsi pour les déménagements/emménagements… »

« Ces travaux d’aménagement ont-ils fait l’objet d’une concertation publique? Le montant de 3,5 millions d’Euros a-t-il fait l’objet d’un accord du Collège pour les travaux réalisés ? Le choix des investissements a-t-il été approuvé par le Collège ? »

Il y a effectivement matière à s’interroger sur l’opportunité de telles dépenses, y compris pour l’aménagement de l’immeuble de bureaux à front de l’avenue de Versailles pour la Présidence et la Direction de Lorebru-site NOH, quand on sait que l’ensemble des installations d’eau, de gaz et d’électricité nécessite des travaux de réparation et de mise en conformité.

« Concernant la réalisation des abris à containers-poubelles, le Collège a-t-il marqué son accord sur l’implantation de ces énormes structures métalliques dont certaines devant les fenêtres d’appartements ? »

« Le long de la rue Laskouter, les containers sont toujours sur la voirie car le trottoir, trop haut, ne permet pas de les amener jusqu’à l’abri ! Entre-t-il dans les intentions du Collège d’abaisser lesdits trottoirs pour permettre ces nouveaux rangements ? »

« Une situation surréaliste! Euphémisme sympathique apprécié chez nous mais complètement déplacé ici pour une situation catastrophique qui constitue le quotidien de dizaines de locataires… » Ces abris ont coûté 100 000€ et sont actuellement inutilisables, inutiles et illégaux parce que placés trop haut sur le trottoir et sur les voies d’accès de sécurité de l’immeuble…

Les réponses fournies par l’échevin CDH Christian Ceux n’ont guère contribué à améliorer la situation, ce dernier renvoyant à la responsabilité de la Région qui se serait octroyée un permis modificatif le 12 décembre 2011, ceci sans aucune concertation. Suite au prochain épisode, donc…

Une note positive néanmoins, l’engagement personnel du Président du CPAS à améliorer la situation et la salubrité de ces logements publics. Yvan Mayeur s’est engagé à faire modifier le Règlement d’Ordre Intérieur en concertation avec les locataires pour ne plus répercuter les coûts liés au vandalisme sur les charges locatives.

Le 10 mars dernier, je m’étais déjà rendue avec Marion Lemesre et Alain Courtois à la manifestation des locataires de la Cité Versailles pour afficher notre solidarité avec ces habitants qui se sont vus imposer des décisions au mépris des règles les plus élémentaires en matière de logement public.