Frédérique Ries







La Commission met Google à l’amende

06/29/2017

Les autorités européennes ont infligé ce matin une amende record de 2.42 milliards d’euros à Google pour abus de position dominante. Le géant américain est accusé d’illégalement privilégier son comparateur de prix, Google Shopping, dans les résultats de son moteur de recherche. Google a 90 jours pour se mettre en règle au risque de se voir imposer une amende journalière supplémentaire de 10 millions d’euros.

Si la Commission a décidé de frapper Google au porte-monnaie, c’est parce que cet arrangement rapporte gros. Neuf recherches sur dix en Europe se font sur Google, et qui dit plus de passages, dit plus de vues, et des commissions au clic qui s’envolent. 90% des revenus de l’entreprise proviennent aujourd’hui de la publicité.

En pratique, Google place les résultats de Shopping en haut de la page, avec des images et dans un cadre bien reconnaissable, repoussant ses concurrents en bas de la page, voire sur les pages suivantes. Les effets sur les appareils mobiles sont encore plus flagrants puisque les informations Shopping prennent simplement tout l’écran.

frederique-ries-mariee-femme-politique-parlement-europeen-google-commission-amende-abus-position-dominanteSelon la Commission européenne, la première page de résultats capte 95% des clics et plus d’un clic sur trois va directement au premier résultat disponible. Cela laisse peu de place pour la concurrence et les rivaux de Google ont vu leur fréquentation diminuer drastiquement depuis l’introduction de ce système en 2010 (jusqu’à -85% au Royaume-Uni, -92% en Allemagne, et -80% en France).

Cette amende marque l’aboutissement de sept années d’enquête, mais rien n’est joué pour autant. Google peut encore faire appel et un recours judiciaire pourrait durer plusieurs années.
Deux autres enquêtes pour soupçon d’abus de position dominante sont toujours en cours contre Google, son système d’exploitation Android et sa régie publicitaire AdSense.

Microsoft avait écopé en 2008 d’une première amende de 899 millions d’euros pour des raisons similaires, puis d’une seconde de 561 millions d’euros pour n’avoir pas écouté les demandes de la Commission. Mais c’est Intel qui détenait jusqu’à présent la palme de l’amende la plus élevée pour abus de position dominante avec 1,06 milliards d’euros en 2009. Plus récemment, Apple s’est fait rattraper par la Commission en 2016, accusé d’avoir négocié des avantages fiscaux à hauteur de 13 milliards d’euros avec les autorités irlandaises.

Pour Frédérique Ries, Députée européenne MR, « La Commission européenne rappelle les règles du jeu au géant américain Google et elle a tout mon soutien. Les avantages que Google accordent à ses propres services relèvent de l’abus de position dominante, ce qui veut dire des coûts plus élevés pour les marchands, des produits plus chers pour les consommateurs, et moins de choix. Ce n’est pas l’Europe que je défends. »

Contact:
Allan Sam
Assistant parlementaire de Frédérique Ries
02.284.75.49

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