Frédérique Ries







Congrès européen de lutte contre l’Obésité Infantile (ECOG)

11/17/2010

Frédérique Ries accueillait ce mercredi 17 novembre le 20ème Congrès du Groupe Européen de lutte contre l’Obésité Infantile (ECOG). Quatre jours de réunions et de réflexion face à ce qu’il convient de désigner comme un défi majeur de santé publique dans la plupart des pays industrialisés. Autour de la table, les nombreux acteurs concernés par cette thématique transversale : associations de lutte contre l’obésité, médecins, experts, nutritionnistes, représentants de la Commission et de la Ministre belge de la Santé, députés européens, la Fédération européenne des cyclistes, l’Organisation Mondiale de la Santé…

Marraine de l’événement, Frédérique Ries a ouvert les débats dans une salle pleine à craquer, ce qui n’est pas toujours le cas au Parlement européen :-) . Et rappelé les chiffres qui justifient la mobilisation de tous les acteurs concernés. En vingt ans, la proportion d’enfants âgés de 5 à 12 ans qui souffrent d’une surcharge pondérale est passée de 5% à 15%. A politique et habitudes de vie inchangées, deux Européens sur trois souffriront d’excès pondéral, voire d’obésité d’ici 2030.

Une évolution sociétale qui n’est pas anodine et qui risque de coûter entre 70 et 130 milliards d’euros aux budgets soins de santé des pays de l’UE. De quoi donner des maux de tête aux ministres en charge des politiques sanitaires… et aux autres aussi d’ailleurs! En Belgique, près d’un enfant sur cinq présente des problèmes de surpoids ou d’obésité, avec des variations selon l’âge et les régions.

Des chiffres qui n’ont malheureusement pas diminué depuis 2006 et l’adoption du Livre vert consacré à  » une dimension européenne pour la prévention des surcharges pondérales, de l’obésité et des maladies chroniques » et sur lequel Frédérique Ries était Rapporteur pour le Parlement européen. Le curseur avait été mis sur le rôle essentiel des professionnels de la santé dans la promotion des avantages sanitaires d’une alimentation équilibrée et d’une activité physique régulière.

L’école restant le lieu où les enfants passent le plus grand nombre d’heures au quotidien, l’importance du milieu scolaire y était également mise en exergue, tant pour la qualité des repas servis à la cantine que pour l’accès à un nombre suffisant d’heures consacrée à l’éducation physique. Un constat qui n’exonère en rien la responsabilité première des parents dans l’éducation alimentaire de leurs enfants.

Si ce combat contre l’obésité infantile incombe aux Etats membres et doit être décliné avant tout au niveau régional et local, l’Europe a sa valeur ajoutée dans ce débat dans une logique de complémentarité. C’est pourquoi, le Parlement européen doit continuer à soutenir la Commission européenne qui, depuis plus de 10 ans, multiplie les initiatives visant à créer un cercle vertueux pour la prévention du surpoids et de l’obésité. Un exemple parmi d’autres: les initiatives couronnées de succès de distribution gratuite de lait et de fruit dans les écoles.

Parmi les autres pistes à explorer, Frédérique Ries a également avancé l’idée de se servir du levier fiscal à travers la réduction de la TVA sur les fruits et légumes et l’autorisation donnée aux Etats membres qui le souhaitent s’appliquer un taux proche de zéro %. Le jeu en vaut la chandelle. Au vu de la prévalence de l’obésité dans les couches les plus défavorisés de la population, c’est une question de justice sociale que de donner à chaque famille, à chaque enfant l’accès à des aliments frais et de qualité.

Car pour citer Simone Lemieux, Professeur à l’Institut de nutrition et des aliments fonctionnels de l’Université Laval de Québec, « Les bonnes habitudes alimentaires, c’est comme un livret d’épargne, il faut investir longtemps avant que ça rapporte »



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