Frédérique Ries







Chasse à la baleine : la Norvège tancée par le Parlement européen

09/15/2017

Le Parlement européen a réagi ce mardi midi avec fermeté à la décision prise par le gouvernement norvégien d’augmenter le quota pour la chasse à la baleine pour la saison 2017 : 999 petits rorquals, contre 880 en 2016.

Une provocation incompréhensible pour une pratique très controversée, et alors que la consommation de viande de baleine diminue chaque année. La résolution adoptée à la quasi-unanimité ce midi rappelle que ce type de chasse est contraire au droit international puisque la chasse de la baleine à des fins commerciales est interdite par un moratoire de 1986 adopté par la Commission Baleinière Internationale (CBI), interdiction actée la même année par la Cour Internationale de Justice.

La Norvège, dernière de la classe

Si trois pays continuent à pratiquer la chasse à la baleine: le Japon (signataire du moratoire mais qui y déroge pourtant pour de prétendues fins scientifiques), l’Islande et la Norvège (qui n’a pas signé le moratoire), cette dernière est la seule à rester sourde à la polémique. Que du contraire, en 2015, elle a exporté près de 180 tonnes de produits composés de baleine vers le Japon, l’Islande et les Iles Féroé. Il est grand temps donc que la Commission Baleinière Internationale se penche sur ces pratiques.

Selon la « Norvegian Whalers Association », alors que moins de 5% des Norvégiens consomment cette viande, le gouvernement subventionne la chasse à la baleine à hauteur d’environ 50% et tente coûte que coûte de relancer le secteur en mettant en avant des produits comme le « whale pastrami » (une charcuterie à base de viande de baleine) ou encore des produits cosmétiques à la graisse de baleine.
L’industrie baleinière a trouvé d’autres débouchés encore, et vend dorénavant la viande de baleine pour la transformer en nourriture pour animaux de compagnie ou d’élevage. Les ONG ont rapporté qu’en 2014 plus de 113 tonnes de viande de baleine (l’équivalent d’environ 75 baleines de Minke) ont été utilisées par Rogaland Pelsdyrfôrlaget, le plus grand fabricant d’aliments pour animaux destinés à l’industrie de la fourrure norvégienne.

L’Union européenne de son côté protège toutes les espèces de cétacés et toute capture accidentelle, abattage ou vente est interdit.

Pour la députée européenne libérale, Frédérique Ries, à l’évidence: « l’Union européenne doit faire plus et mieux pour amener la Norvège, qui est membre de l’espace économique européen, à stopper cette chasse particulièrement cruelle et pour qu’elle se conforme aux plus hauts standards du bien-être animal. J’espère que le 19 février 2018, lors de la prochaine journée internationale de la baleine, ce différend sera en passe d’être réglé et que la communauté internationale pourra se pencher sur les autres menaces qui pèsent sur ces géantes des mers : trafic maritime, pollution et acidification des océans ».

Contact :

Patrice Audibert
Assistant parlementaire de Frédérique Ries
02.284.75.49

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